Depuis plusieurs années, les Entreprises d’Insertion (E.I) ont pris une place importante dans la lutte contre les exclusions, en insérant ou réinsérant les personnes qui n’avaient pas acquis ou avaient perdu les compétences indispensables à la tenue d’un poste de travail.
Elles offrent dans une démarche à la fois collective et individuelle, les outils et les méthodes pour l’élaboration d’un projet professionnel, et l’acquisition d’expériences et de connaissances déterminantes dans l’accès ultérieur au marché du travail. L’originalité de ces structures réside dans cette dynamique d’accompagnement social étroitement lié à l’activité économique.
Créées en 1992, les E.I peuvent embaucher des personnes en grande difficulté en contrat à durée déterminée pour une durée maximale de 24 mois renouvelable deux fois dans la limite de cette durée.
Chaque poste de travail occupé à temps plein, pourvu dans le cadre de ces contrats, bénéficie d’une aide forfaitaire d’un montant annuel de 8 385 €. Cette aide n’est pas cumulable, pour un même poste, avec les autres mesures d’aide à l’emploi financées par l’Etat et dont peut bénéficier l’entreprise.
Les E.I peuvent aussi embaucher des salariés en insertion en contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage ou contrat initiative emploi.
Par ailleurs, les Entreprises d’Insertion emploient des salariés permanents sur des postes d’encadrement ou pour des tâches techniques.
De façon générale, l’E.I se situe dans l’économie marchande. Comme toute entreprise, elle produit des biens et des services destinés au marché, et ses ressources proviennent essentiellement de ses ventes.
Les aides de l’Etat viennent compenser l’effort spécifique qu’elle consent pour l’embauche de personnes en difficulté : surcoûts liés à la rotation des personnes en difficulté et à leur faible productivité, coût de leur encadrement et de l’accompagnement social.
L’E.I offre aux personnes en difficulté ainsi embauchées, la possibilité de bénéficier, pour une période nécessairement limitée, d’une adaptation ou d’une réadaptation à l’activité professionnelle dans un milieu productif, avant d’accéder dans les meilleures conditions possibles au marché de l’emploi.
Elle peut adopter toute forme juridique, notamment celle d’une société anonyme, d’une société à responsabilité limitée (coopérative ou non), ou d’une association régie par la loi de 1901.





















